Deux personnages se déshabillent et s’habillent, tout en s’avançant et en reculant, l’un vers l’autre.
Qui suis-je dans tout ça ? C’est une bonne question. J’ai lu quelque part : « Pour voir une image, il ne faut pas craindre de perdre sa place », et on pourrait dire aussi que pour voir une image, il ne faut pas craindre de s’approprier une place qui viendrait combler le désir de se saisir soi-même, en saisissant ce que l’on voit. Bon, tu t’éloignes encore, cela ne m’aide pas énormément. Je vais prendre un exemple : de la farine et de l’eau. Si l’on mélange de la farine et de l’eau, il se passe quelque chose. On ne peut pas appeler cela un mouvement. Rien n’est mesurable. Ce qui se passe entre eux est ce qui se passe en eux. L’interaction est constitutive : dans leur relation, ils cessent d’être ce qu’ils sont pour enfin le devenir. Ouais. Je me sens comme coincé entre deux poupées russes. — Thomas Duquet
Réalisée en 2009.
Merci à Lola Meotti.